Private Banking Day 2026
Lors du dixième Private Banking Day, l’ABG et l’ABPS ont réuni des dirigeants du secteur financier, des représentants des pouvoirs publics et du monde universitaire pour débattre des répercussions de l’augmentation de la dette publique mondiale sur les marchés, les économies et la société dans son ensemble.
Dans son allocution, Karin Keller-Sutter, conseillère fédérale et cheffe du Département fédéral des finances, a souligné que la stabilité économique, politique et sociale de la Suisse constitue l’un des principaux atouts de la place bancaire helvétique. Elle a également mis en avant le rôle de ses règles budgétaires, alliant rigueur et flexibilité, dans ce contexte.
Lors d’un fireside chat, Philipp Hildebrand, vice-président de BlackRock, a approfondi cette perspective en remarquant que le Private Banking suisse était prédestiné à prospérer dans le contexte des incertitudes géopolitiques actuelles. Il a également évoqué l’essor actuel des investissements dans l’intelligence artificielle et a souligné l’importance de promouvoir les marchés de capitaux européens afin de soutenir l’innovation et de soulager la pression pesant sur les systèmes de retraite publics.
Dans son allocution d’ouverture, Grégoire Bordier, senior managing partner chez Bordier et président de l’ABPS, a placé les niveaux d’endettement actuels dans une perspective historique et a souligné l’importance d’accorder la priorité à la croissance économique d’un point de vue politique.
Lors d’une table ronde, Pierre Collin-Dufresne, professeur de finance à l’EPFL et au SFI, Sabine D’Amelio-Favez, directrice à l’Administration fédérale des finances, Maria Vassalou, cheffe du Pictet Research Institute, et Mike O’Sullivan, auteur et collaborateur de Forbes, ont discuté de la manière dont les conséquences de la hausse des niveaux d’endettement, notamment aux États-Unis, dépendront en fin de compte de la capacité des États à concilier les défis démographiques tout en tirant parti de manière productive de l’innovation technologique.
Dans son discours de clôture, Giorgio Pradelli, PDG d’EFG International et président de l’ABG, a souligné que la situation budgétaire de la Suisse constituait un avantage concurrentiel à une époque où les niveaux d’endettement mondiaux atteignent des records. Il a également mis en avant l’expertise de longue date du secteur bancaire suisse pour soutenir l’allocation efficace des investissements privés, dont le besoin se fait cruellement sentir.










































































